Échauffement : les particularités du BAD’

L’échauffement est essentiel. Le badminton, sport explosif, n’y échappe pas. Abdominaux, étirements, shadows… La routine des badistes, c’est ici, en trois phases.

La montée en température

Course, articulations, abdominaux… Le but est d’élever la chaleur du corps, de l’amener aux alentours de 38,5°. À cette température, les muscles assurent un rendement optimum grâce à une meilleure circulation du sang. « Cela accroit aussi les fonctions cardiovasculaires. Le cœur est un muscle : il a besoin, lui aussi, d’être plus irrigué lors d’un effort physique », souligne Philippe Le Van, médecin des Équipes de France.

Les étirements

« Il faut les réaliser en dynamique. Les exécuter en restant statique est un cliché, cela peut provoquer des petites lésions sur les muscles et tendons », avertit le spécialiste. Le badminton réclame certains ajustements : lors des étirements, le dos est davantage travaillé puisque les lombaires sont très sollicitées lors du jeu. Idem pour les abdominaux étant donné que les rotations sont nombreuses.

La partie spécifique

Elle consiste à évoluer avec la raquette. « Certains en utilisent des lourdes, de 120g, d’autres des élastiques pour renforcer un groupe musculaire. Un échauffement c’est personnel », souligne Philippe Le Van. Les jambes nécessitent également un travail particulier en mimant des déplacements, en réalisant des pas latéraux ou encore des courses. « Les blessures les plus fréquentes sont les tendinites du genou et les entorses. Une préparation, d’au moins 20 minutes, diminuent les risques », détaille le médecin.  « La priorité, c’est de gagner en confiance. En général, les joueurs effectuent une routine, ce qui leur permet de se rassurer, de connaître à quel stade ils en sont », conclut-il.


L’échauffement de Lucas Corvée

« À l’entraînement, mon échauffement dure 15/20 minutes. Je commence par les articulations puis je continue avec la course. Je fais des pas chassés, croisés… Ensuite, je passe aux abdominaux, je me concentre surtout sur les dorsaux. Chaque séquence dure environ cinq minutes. Au fil de la préparation, j’augmente le rythme. Je termine par quelques sprints et des ‘‘shadows’’ rapides qui consistent à mimer les déplacements que nous faisons sur le terrain.

En compétition, c’est plus long. Une heure avant le match, je m’isole. Je fais des abdos, des étirements… J’oublie ce qui se passe autour, je me mets dans la compétition. Trente minutes avant le match, j’essaye de taper le volant. Si je ne peux pas, je réalise des sprints et des shadows. J’aime rentrer sur le terrain avec les jambes qui tirent un peu. J’imagine mes déplacements. J’essaye de retrouver le rythme et les sensations d’un match. C’est essentiel pour me sentir confiant. »

Source : Fédération Française de Badminton